Une étoile à surveiller! (partie 1)

Une étoile à surveiller! (partie 1)

crédit photo : Laurence Labat

Brillante comme pas une, Chan Tep est le genre d'étoile que je ne me lasse pas de contempler dans son ascension vers le firmament!

D'origine cambodgienne, celle qui aspire à devenir la «Véronique Cloutier de la diversité» évolue dans le paysage médiatique québécois depuis 7 ans.

Conceptrice, productrice et animatrice, elle fait son chemin avec ténacité, talent et humilité.

Son CV est déjà impressionnant!

Elle peut se vanter (ce qu'elle ne fait pas) d'avoir été à la barre de sa propre émission pendant deux ans (Mosaïque en lumière)... Une émission qu'elle a elle-même conçue et produite.

Je lui ai demandé de se prononcer sur différents enjeux et sujets auxquels elle s'intéresse.

Voici la première partie de ses réponses!

Chan et la diversité!

«Il n'y a pas encore assez de diversité dans les médias québécois. Cela entretient l'ignorance. Ce manque de visibilité alimente la roue de racisme qui conduit aux genres d'événements malheureux auxquels nous avons assisté à Québec récemment.

Tous les jours dans le monde, des drames se produisent. J'espère que ce qui s'est passé aura pour effet d'éveiller les consciences. Nous devrions tous avoir une vision globale du monde.»

Chan et le monde!

«Mon rêve serait de faire des reportages qui favoriseraient le «mieux vivre ensemble». Je viens d'un pays pauvre. Je suis interpellée par le côté humanitaire, les inégalités sociales.

J'aimerais avoir une influence positive sur des personnes qui en raison de leur parcours, de leur ignorance, de leur manque d'éducation, de leur isolement... nourrissent des pensées malsaines, racistes, xénophobes, mysogines ou qui se croient supérieurs aux autres en raison de leurs croyances et de leurs préjugés.»

Chan et la résilience!

«Les gens voient le succès mais le succès n'est en fait que la pointe de l'iceberg. Ils ne voient pas les années de travail, d'efforts. Le succès n'est pas quelque chose qui vient facilement. Je suis souvent tombé. Dans ma vie, j'ai eu plus de non que de oui. J'ai puisé ma force dans des projets qui m'ont gardée bien vivante, qui m'ont donné envie de continuer.

Je suis une survivante du Génocide au Cambodge. J'ai aussi survécu au cancer des ovaires et j'ai connu une expérience malheureuse qui aurait pu très mal tourner lors d'un saut en parachute. Cela m'a fait prendre conscience de ce qui est vraiment important pour moi et j'y travaille chaque jour.»

Chan et le leadership féminin!

«Tant et aussi longtemps que les femmes et les hommes ne travailleront pas main dans la main, qu'ils n'auront pas le réflexe de s'entraider mutuellement en mettant leurs buts communs de l'avant il y aura du travail à faire.

Le féminisme n'est pas de mettre les femmes en premier mais bien de leur faire la place qui leur revient. Y travailler pour nous, ici, mais aussi pour toutes les femmes du monde qui vivent encore l'excision, le mariage forcé et tous ces drames qui ne sont pas encore réglés.»

Chan et l'entrepreneuriat!

«J'adore! J'ai quitté la sécurité d'un bon emploi à Ikea pour vivre ma passion des communications. Dans de telles circonstances, l'appui de ton partenaire de vie est essentiel. C'est tout un défi!

Mon carburant? Le fait d'avoir une grande liberté et de voir mes projets prendre forme et se concrétiser, porter les messages qui me paraissent importants...»

À suivre...

Merci Chan!
http://chantep.com/

Mélanie
info@alacourse.ca

Commentaires